Church of San Luis de los Franceses in Seville

L’église San Luis de los Franceses, à Séville

Last updated on mai 19th, 2024

⚜️ L’église San Luis de los Franceses, à Séville

San Luis de los Franceses (en français, Saint-Louis-des-Français), est une authentique joyau du baroque andalou, formé par l’église San Luis (Saint Louis), la chapelle Doméstica et la crypte.

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C’est une merveille de l’architecture baroque du XVIIe siècle, récemment réhabilitée en tant que musée par la députation provinciale de Séville. L’église se trouve dans la rue San Luis, dans le quartier Macarena.


L’histoire du temple

San Luis faisait partie du noviciat construit sur l’ancien site du palais de la famille Medinaceli (qui dispose actuellement d’un palais dans la Casa de Pilatos ou « Maison de Pilate », en français) entre 1699 et 1730, par la Compagnie de Jésus, ce qui explique son décor principalement composé des saints et des dévotions de cette congrégation catholique.

Dessinée par l’architecte Leonardo de Figueroa, elle prendrait le nom de San Luis de los Franceses pour le roi de France qui était cousin du roi Ferdinand III, selon la condition de la famille qui a fait don du terrain.

Après l’expulsion des Jésuites en 1767 et la désaffectation au XIXe siècle, l’église a conservé le culte et le bâtiment du noviciat a connu diverses utilisations : couvent franciscain, asile de prêtes, hôpital et, jusqu’aux années ’60, il était l’hospice central.


L’extérieur de l’église : la façade

Le retable de la façade est très décoré, avec des colonnes solomoniques. Sur la partie supérieure de la porte, on peut voir les armoiries espagnoles couronnées par les trois archanges qui défendent l’église.

Aux extrémités de la façade se trouvent deux tours octogonales décorées de tuiles, où l’on peut voir les évangélistes.

La porte d’entrée est ornée des images de saint Herménégilde et de saint Ferdinand.

La rue San Luis ou les alentours de l’Alameda sont des lieux très animés pour déjeuner ou dîner


L’intérieur de l’église

L’intérieur est magnifiquement décoré par les peintres Lucas Valdés et Domingo Martínez. La plupart des images et des retables de l’église sont l’œuvre du sculpteur Pedro Duque Cornejo.

Au-dessus de la porte d’entrée, on trouve des fresques représentant l’allégorie des Exercices spirituels de saint Ignace, ainsi que saint Charles Borromée et saint François de Sales.

De chaque côté se trouvent les Trois Grâces et la bulle du pape Paul III approuvant la création de la Compagnie de Jésus.

L’église présente un plan en croix grecque, sur lequel s’élève une splendide coupole, le tout apparemment soutenu par 16 colonnes solomoniques. Entre elles se trouvent des tribunes grillagées magnifiquement décorées.

La coupole centrale, avec lanterne et grandes fenêtres, est décorée de fresques de Lucas Valdés représentant des objets du temple de Salomon et les vertus chrétiennes que tout bon prêtre doit posséder : l’obéissance, la pauvreté, l’amour de Dieu, la religion, l’amour du prochain, la chasteté, la prière et l’humilité.

À leurs côtés, éclairées par les fenêtres, se trouvent les images des saints fondateurs d’ordres religieux :saint Augustin, saint Dominique de Guzman, le prophète Elias, saint Pierre Nolasco, saint Benoît, saint François d’Assise, saint Jean de Mata et saint François de Paule.


Le retable principal, de San Luis de los Franceses

Le retable principal est richement décoré et forme un spectacle de formes, de miroirs, de lumières et de couleurs, avec une grande couronne sur un baldaquin présidé par une toile de San Luis, de l’école de Zurbarán. Au-dessous se trouvent une Immaculée Conception et une peinture de la Vierge avec l’enfant, dans le style maniériste d’un artiste anonyme.

Le tout est entouré de reliques et de peintures de la Vierge, du Christ prêtre et de saints tels que Marie-Madeleine, saint Ferdinand, saint Herménégilde, saint Jean-Baptiste, saint Paul, saint François, saint Antoine, saint Félix de Cantalicio, saint Pascual Baylón, ainsi que d’autres membres de l’ordre des Jésuites.


La chapelle domestique

Elle est située dans l’ancien noviciat, séparée de l’église principale. C’était une église privée à nef unique, richement décorée de fresques et de reliques, œuvres des peintres Lucas Valdés et Domingo Martínez, ainsi que d’images de Duque Cornejo.

La chapelle domestique est une belle pièce cachée derrière le temple principal

Son retable a une riche ornementation et symbolise au centre l’exaltation de l’Eucharistie. Au-dessus se trouve l’image de la Vierge Marie, qui fut donnée par saint François Borgia, sur les côtés de laquelle se trouvent les images de Stanislas de Kostka et de Luis Gonzaga.

Au-dessus de la Vierge se trouve le relief de la réception de saint Stanislas de Kostka au noviciat de Rome, accompagné de deux médaillons avec des reliefs de la prédication de saint François Xavier et de saint François Borgia, qui se trouvent également dans le grenier. Toutes ces œuvres appartiennent au peintre et sculpteur Duque Cornejo.

Dans la coupole elliptique du presbytère, on peut voir la fresque l’Exaltation de la Vierge, entourée des apôtres, œuvre de Lucas Valdés, un autre des trésors de l’ensemble.

La coupole est composée d’une nef rectangulaire et de reliquaires sur les murs à côté de peintures de la vie de la Vierge et des Apôtres. Observez la voûte en berceau, entièrement décorée par Lucas Valdés, où vous pourrez voir les armoiries de l’ordre et des évangélistes.

Vous devez absolument visiter la sacristie, où se trouvent le dos du retable et deux tiroirs avec le même type de décoration.


La crypte

Située sous la nef principale. Là, ont été découverts les ossements de nombreux cadavres, principalement de femmes, d’enfants et d’hommes, de prêtres jésuites, de religieuses et de novices. On peut également voir les cours de l’ancien noviciat, bien qu’elles aient été fortement transformées.

Les cours

Deux cours ont été rénovées en profondeur, celle qui est la plus proche de l’entrée est la plus remarquable. Il s’agit d’un véritable verger où des dizaines de pots provenant des voûtes de l’édifice ont été placés, faisant de cette cour un jardin archéologique semi-sauvage.