Royal Tobacco Factory of Seville

La Fabrique royale de Tabac de Séville

Last updated on janvier 28th, 2026

🚬 L’usine de tabac de Carmen, aujourd’hui l’Université des Lettres

Plus qu’une ancienne usine, la Real Fábrica de Tabacos de Séville représente le cœur d’une histoire qui unit industrie, art et légende.

Dans ce majestueux édifice du XVIIIe siècle — l’un des plus grands d’Espagne — sont nés les mythes des cigarreras et de Carmen, l’héroïne de Bizet, symbole de la femme libre et passionnée. 💃

Depuis 1950, le bâtiment abrite l’Université de Séville, un joyau architectural de style renaissant et baroque qui conserve patios, fossés, chapelle et galeries monumentales.

Aujourd’hui, parcourir ses couloirs, c’est découvrir l’histoire du tabac, la mémoire ouvrière et le patrimoine culturel le plus fascinant de la ville. 🎓✨

📍 Real Fábrica de Tabacos de Séville : l’essentiel

🏛️ Histoire et architecture : Ancien bâtiment industriel du XVIIIe siècle qui abritait la première fabrique de tabac d’Europe. Depuis 1950, il accueille le Rectorat de l’Université de Séville. Son architecture mêle des influences renaissantes, baroques et militaires, avec un grand plan rectangulaire, des fossés, des patios, un portail monumental et une chapelle du XVIIIe siècle.

👩‍🏫 Personnages et légendes : Dans ses ateliers travaillaient les célèbres cigarreras, ouvrières qui ont inspiré l’opéra Carmen de Bizet, devenu un mythe de la femme andalouse passionnée et indépendante. L’histoire de Carmen et le bâtiment font partie de l’imaginaire culturel de Séville.

🎓 L’université aujourd’hui : Le site accueille aujourd’hui plusieurs facultés de lettres et de sciences humaines. On y remarque notamment le paraninfo, le monumental escalier double, la Galerie des Recteurs et une bibliothèque remarquable avec des exemplaires historiques, comme la Bible de Gutenberg.

🌿 Espaces remarquables : Le Patio del Reloj, le Patio de la Fuente, le Patio del Arte et la Gipsoteca illustrent la valeur culturelle et patrimoniale du lieu. Le bâtiment comprend aussi une ancienne prison, des fossés avec guérites et des jardins historiques.

🚬 Histoire du tabac : Le tabac est arrivé en Europe après le voyage de Colomb. À Séville, on fabriquait d’abord du tabac en poudre puis des cigares. L’industrialisation a apporté des usines modernes et une production importante, qui a influencé l’économie et la culture européennes.


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Un batîmen historique qui est célèbre pour l’opéra Carmen de Georges Bizet


Le batiment de l’ancienne Fabrique royale de Tabac, devenu aujourd’hui l’université de Séville, est une visite agréable qui vaut la peine. Comme Séville possédait la Casa de Contratación (administration americane espagnole), où le tabac d’Amérique arrivait à partir du XVIe siècle, plusieurs fabriques de tabac sont installées dans la ville.

Au XVIIIe siècle, il a été décidé de construire la Fabrique royale de Tabac de Séville, un grand bâtiment en pierre situé à l’extérieur des murs de la ville, dans les styles Renaissance-médiéval et baroque.

L’édifice a un grand plan rectangulaire avec deux étages, un entresol et une terrasse sur le toit.
Le tabac en poudre, très répandu à l’époque, y était fabriqué, puis transformé en cigares.

Las Cigarreras, par Walter Gay, 1893

Au début du XIXe siècle, la fabrique réunissait 12 000 ouvriers, la plupart étant des cigarières, comme celles qui apparaissent dans l’opéra Carmen de Bizet, qui se déroule à Séville et s’inspire de l’histoire d’amour d’une employée de cette manufacture de tabac. C’est la naissance d’une légende. Voir les lieux de Séville qui ont inspiré plusieurs opéras.

El mito de Carmen. La gitaine peintée par Víctor Moya Calvo.

L’édifice a servi de fabrique jusqu’en 1950, date à laquelle, après le déménagement de la fabrique dans un nouveau bâtiment dans le quartier Remedios. Après des travaux de rénovation, il est devenu le siège de l’université de Séville.

Cigarreras painting by Gonzalo Bilbao - Museum of Fine Arts
Cigarreras, peinture de Gonzalo Bilbao

C’est l’un des plus grands bâtiments d’Espagne. Sa construction a pris un demi-siècle et s’est achevée par la construction des douves en 1770


Le bâtiment extérieur

Bâtiment industriel, l’un des plus anciens de ce type subsistant en Europe. De forme rectangulaire, il mesure 185 x 147 mètres. Sa façade, qui fait face au Prado de San Sebastián, possède une statue du Cid, œuvre du sculpteur Cayetano de Acosta.
Il occupe une surface rectangulaire de 185 x 147 mètres, ce qui le situe en deuxième position en Espagne après l’Escorial, qui mesure 207 x 162 mètres.

Du côté de l’Avenida de San Fernando, on peut voire une façace barroque en pierre calcaire provenant des carrières de la ville Morón et de la sierra de Estepa, en trois parties et trois niveaux de hauteur. Au centre, on remarque un bel arc en plein cintre flanqué de colonnes doubles qui soutiennent un balconsur lequel s’achève un fronton fendu décoré d’emblèmes royaux, au-dessus duquel se trouvent des vases de lys et la statue allégorique de la Renommée, emblème de l’Université de Séville.

La chapelle du XVIIIe siècle, dans l’angle nord-est, abrite le Cristo de la Buena Muerte (le Christ de la Bonne Mort), œuvre de Juan de Mesa, membre de la Confrérie des Étudiants, qui participent aux processions du Mardi saint.

À l’ouest, il se trouve le vieux cachot-prison, qui était le lieu d’arrestation des employés qui commettaient des délits mineurs. C’est un petit bâtiment austère, aujourd’hui le siège du département d’histoire moderne.

La fosse

Elle entoure le bâtiment sur trois côtés et est délimitée par plusieurs postes de garde, à l’exception de la zone qui borde la rue San Fernando. Cette fosse a été construite pour des raisons de sécurité, car le bâtiment était situé à la périphérie de la ville.

L’enceinte, autrefois entourée d’un mur, a été dotée en 1861 de grilles qui ont contribué à mettre en valeur l’un des plus beaux bâtiments de la ville.


L’intérieur

Le bâtiment du rectorat de l’université de Séville

L’intérieur est composé de 14 cours, de salles et de grandes et longues galeries. Un vestibule, ou halte, se trouve derrière l’entrée par la porte de la rue San Fernando.

Les cours centrales

Le Patio del Reloj, ancienne écurie dotée d’un clocher et d’une horloge, se compose de deux parties avec de belles arcades. Il abrite la sculpture de Maese Rodrigo de Santaella, fondateur de l’université de Séville. Cette cour est destinée à un usage culturel et social.

Le Patio de la Fuente, où le tabac était pesé et chargé, et où se rejoignent les quatre portes principales du bâtiment, avec deux sections et une fontaine conçue par Cayetano da Costa en 1756.

Il y a des galeries et de larges couloirs qui structurent le bâtiment avec des voûtes. Le bâtiment bénéficie d’un très bon éclairage grâce aux fenêtres.

Vous devez visiter la double escalier monumental qui donne accès à l’auditorium et à la galerie des recteurs.

Auditorium :  c’est la salle d’assemblée où se déroulent les événements académiques les plus solennels. L’auditorium est décoré de peintures des XVIe et XVIIe siècles, avec notamment le San Francisco du peintre Herrera el Viejo.

Patio del Arte : maintenant, le laboratoire d’art; autrefois, une maison avec un cour sévillaine du directeur. Le lieu possède une cour centrale, une fontaine, des galeries avec des arcs et des balcons et est décoré d’azulejos, de plâtres et de boiseries provenant de l’œuvre baroque d’origine.

La Gipsoteca:  un espace où se trouvent des moulages en plâtre reproduisant des pièces allant de la Mésopotamie à l’Égypte.

La bibliothèque : fondée en 1505, elle contient les bibliothèques des Jésuites et d’autres couvents supprimés. Elle comprend 917 volumes manuscrits, des livres des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles.

On y trouve notamment la Bible de Gutenberg et le Plan de la ville de Séville de Pablo de Olavide.